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27 Novembre 2021

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Si dur ? P’tet pas… (26/05/2014)

Il y avait deux expressions qui paraissaient s’imposer ce dimanche 25 mai au matin. Une qui fait florès sur Facebook quand on doit rédiger son profil matrimonial, qu’on n’est pas sentimentalement libre mais qu’on n’a quand même pas trop envie de foirer d’éventuelles occasions. Dans ce cas-là, on écrit « C’est compliqué ». Il y en a une autre, dans le vocabulaire sportif. « Tout record finira par être battu ».

Eh bien, c’est compliqué. Et le record de crise gouvernementale pourrait être battu. Sûr ? Ou, pas si sûr ?

Pas si sûr. N’épiloguons pas trop sur les scores de chaque parti, il y en a des tonnes dans la presse de ce lundi matin. Les partis dits traditionnels se maintiennent plus ou moins en Flandre, ce qui n’était pas vendu. Ecolo s’en prend une en Wallonie, ce qui prouve que les Verts n’arrivent jamais à transformer leurs essais au pouvoir. PTB-Go engrange, ce qui était prévu et qui conforte une tradition de vote contestataire qu’on avait déjà vue, autrefois, pour les partis régionalistes, ou pour Happart, ou pour… Ecolo. Mais le PTB n’ira pas au pouvoir et, comme prévu, ses voix sont d’ores et déjà perdues. La NV-A fait le score annoncé, et au moins nous débarrasse du Vlaams Belang, c’est toujours ça de pris. Le PS, enfin, reste incontournable. Mais perd beaucoup et il faut, tout de même, être un responsable socialiste pour dire que c’est un succès. Rester aux manettes peut être un bénéfice. Ce n’est pas un gage pour l’avenir.

En fait, le scénario inscrit dans les astres s’est joué, avec les marges d’erreurs obligées, comme prévu. En Flandre, il faudra beaucoup d’imagination pour se passer de la NV-A. Techniquement, c’est possible. Démocratiquement, et quoi qu’on pense de De Wever et de ses troupes, ce serait une insulte. En Wallonie et à Bruxelles, le PS ne peut être éjecté. Voilà donc deux partis dominants et, rigoureusement, incompatibles.

Les deux partis en question n’ont d’autre intérêt que de « visser » les coalitions, et très vite, là où ils le peuvent. Avec qui ? Cyniquement, peu importe au fond, hélas : c’est la simple application du rapport de force, qui reste le moteur de la vie politique. Pour le PS, ce serait plutôt avec le MR au sud et au centre, et éventuellement le CdH en plus. Pour la NV-A, avec le CD&V en Flandre, sans doute, après tout, il y a quelques années, ces deux-là étaient en cartel. Après, il faudra former un gouvernement fédéral. Mais Bart De Wever, hier, dans son bref discours, et c’est cohérent, a transformé la Flandre, sa Flandre, en bastion. En clair, il va prendre la main d’abord dans sa région et donc ignorer (bouder ?) le fédéral. De Wever voit loin : il sait que s’arc-bouter sur son terroir, c’est la clef pour encore gagner en 2019 et ainsi, à ce moment, aller plus loin dans son projet de vider le cadre Belgique.

Ca arrange aussi le PS dont le but est, d’abord, de rester au fédéral mais qui reste, logiquement, maître de la manœuvre en Wallonie et à Bruxelles.

Et en 2019 ? Aaah… Cinq ans, c’est long savez-vous… (Et une génération politique aura été pensionnée). Si, au moins cela permettait d’ouvrir une porte dans la tête de tous ceux qui, après tant d’années au pouvoir, ont perdu les élections parce qu’ils avaient perdu leur âme au pouvoir.

Fabrice Jacquemart

 

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