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27 Novembre 2021

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Un Mauvais Président (UMP) (10/12/2012)

Plus de deux siècles après avoir coupé la tête à la monarchie, les Français ne semblent toujours pas avoir compris ce que le mot « démocratie » veut dire. On vient encore d’en avoir l’illustration brillante avec la rocambolesque bagarre mettant aux prises Jean-François Copé et François Fillon dans la course à la présidence de l’UMP, orpheline, quoique pas vraiment, de Sarkozy.

Les deux lascars se sont présentés aux suffrages des électeurs de droite dans une relative indifférence. Du moins, c’est ce que l’on croyait au départ. Ce scrutin ne paraissait guère passionner les foules. Et tout le monde ou presque s’était fait à l’idée de voir Fillon l’emporter, lui qui n’avait pas démérité comme Premier ministre de Sarko, un poste que le François (encore un, décidément) avait réussi à conserver pendant l’intégralité du mandat du petit Nicolas.

Et puis, patatras, c’est Copé qui sort des urnes. De justesse, soit, mais Copé quand même. Un Copé plus vif que Fillon, plus agressif aussi qui n’hésite pas à se proclame vainqueur. S’ensuit alors tout ce que l’on sait : contestation de Fillon, suspicion de fraudes, la Commission nationale des recours (la Conar, ça ne s’invente pas) qui s’emmêle, le père Juppé qui se pose en médiateur avant de battre en retraite à Bordeaux, puis Sarkozy lui-même qui intervient et se prend les pieds dans le tapis. Sans doute qu’au moment où vous lisez ces lignes, la situation aura encore évolué.

Quelle qu’en soit l’issue, on ne peut que déplorer cette bagarre de chiffonniers. Et ce même si on n’a pas de sympathie pour ce mouvement de droite. Une droite soit disant décomplexée, mais surtout très c… Car à qui profite le crime commis par Copé et Fillon ? Sûrement pas aux deux intéressés qui peuvent, s’ils y croyaient, oublier toute prétention présidentielle en 2017. A Sarkozy ? Reste à voir si l’ex-président est prêt à retourner dormir à l’Elysée après une défaite, ce qui serait une première dans l’histoire de la dernière république.

Plus sûrement, c’est à l’extrême droite et à Marine Le Pen en particulier que le combat fratricide au sein de l’UMP va profiter. Les municipales ne sont plus très loin, les Européennes non plus. Et puis, on se remettra à penser à la présidentielle. Faute de se ressaisir, la droite classique, donc l’UMP, risque bien de se saborder. Elle semble, malheureusement pour elle et la démocratie, faire son maximum pour y parvenir. Ajoutons-y une crise économique sans cesse croissante, une France en mal de prestige, une gauche en mal de repères, et nous avons maints ingrédients pour se retrouver avec une Marine à plus de 20% en 2017. Et présidente de la République ? Il n’est pas trop tard pour réagir, mais il est déjà grand temps.

Olivier Colot

 

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