Ecrivez-nous Accueil Indice Imprimer S'abonner A propos de nous... Nos autres sites www.6com.be Plan du site
Inscrivez-vous
L'actualité Edito; Vie syndicale 6cofiches Dossiers Liens

Bienvenue sur 6com.be
27 Novembre 2021

:: 6cofiches ::

La récession

 
La richesse d’un pays se calculant à l’aide du PIB (produit intérieur brut), le taux de croissance économique est déterminé par le taux de croissance - exprimé en % - du PIB d’un pays ou d’une région donné.
 
Ce dernier correspond à la valeur totale de la production économique interne de biens et services par l’ensemble des agents économiques résidents (ménages, entreprises, administrations publiques, etc.), à l’intérieur du territoire national ou régional.
 
La croissance économique dépend à la fois de l’augmentation des quantités de facteurs de production utilisés dans le processus de production, mais également de l’amélioration des techniques permettant de produire plus (de biens et services) avec les mêmes quantités de facteurs. La croissance économique dépend ainsi des quantités de facteurs de production disponibles et de la manière dont ils sont utilisés.
 
Mais l’activité économique ne connaît pas un rythme de croissance stable dans le temps. A des périodes de forte activité s’ensuivent régulièrement des phases de ralentissement économique pouvant parfois se transformer en véritables crises.
 
La crise économique est caractérisée par un profond retournement de la situation économique d’un pays ou d’une zone géographique plus importante.
 
Une crise économique commence souvent par un krach, soit une chute brutale des cours boursiers, et se traduit presque systématiquement par une hausse continue et durable des coûts de production entrainant un accroissement du nombre de faillites d’entreprises donc du chômage. Les salaires et revenus stagnent dans le meilleur des cas, voire diminuent. La consommation recule, la demande globale baisse - en raison notamment d’une raréfaction des crédits et moyens de financement -, le niveau d’investissements diminue…bref, les éléments fondamentaux constituant l’économie sont grippés. Des tensions sociales vives voient le jour. Les crises économiques se manifestent partout où la régulation (donc le contrôle) des systèmes économiques et des marchés financiers fait défaut.
 
L’histoire économique contemporaine (ou récente) a été marquée par 2 crises économiques majeures, ayant eu des répercussions plus ou moins mondiales. La première a eu lieu au cours des années 30, suite aux complications résultant du krach financier intervenu à Wall Street (New-York) en 1929. La seconde s’est manifestée à partir de 1973 (jusqu’au début des années 1980), suite aux deux chocs pétroliers survenus respectivement en 1973 et 1979. 
 
Et c’est sans compter sur les nombreuses crises économiques et financières qui surviennent régulièrement ci et là : la crise monétaire au Mexique en 1995, les crises financières asiatique (1997) et russe (1998), celle frappant l’Argentine entre 1998 et 2002, l’actuelle crise des subprimes sur le marché hypothécaire aux USA, etc.
 
Lorsqu’une crise est sévère, très profonde, on recourt davantage aux termes de…dépression économique ; c’est-à-dire quand on observe une diminution durable du PIB et que l’activité économique ne se redresse pas naturellement à moyen terme.
 
Notons que les premières expressions d’une crise économique sont généralement qualifiées de récession économique, événement correspondant à une diminution passagère de la production. Plus exactement, de manière statistique, on considère qu’il y a récession dès lors que le rythme trimestriel de croissance du PIB est négatif au cours d’au moins deux trimestres consécutifs.
 
Cependant, depuis quelques années, d’aucuns avancent une autre définition - moins restrictive - de la récession : quand le rythme trimestriel de croissance (du PIB) est inférieur ou tout juste égal à 0,5 % (et donc pas forcément négatif).
 
Les périodes de récession ainsi définies sont des périodes de très faible croissance économique plutôt que de croissance négative (de décroissance). Il s’agit donc d’un ralentissement de la croissance du PIB qui se rétracte significativement mais reste positif ; l’économie continue ainsi à croître, mais bien plus lentement qu’avant.
 
 
FOCUS SUR LA CRISE DES SUBPRIMES
 
La crise des prêts hypothécaires à risque américains, dite des "subprimes", est partie du marché immobilier américain avant d’avoir des répercussions sur le système financier mondial. Elle est née de la conjonction des différents éléments suivants :
 
 
1. OCTROI DE PRETS HYPOYHECAIRES A DES MENAGES AMERICAINS INSOLVABLES
 
Face à un marché immobilier américain en plein essor, la plupart des banques et organismes de crédit ont accordé des prêts à des familles présentant trop peu de garanties (subprimes). Ces prêts risqués, souvent à taux variable, étaient assortis de taux d'intérêts élevés.
 
2. TITRISATION & DIFFUSION DES MAUVAISES CREANCES SUR LES MARCHES FINANCIERS
 
Pour répartir le risque associé à ces prêts hypothécaires, les banques américaines les ont regroupés puis convertis en obligations (revendues ensuite sur les marchés financiers) : c'est la pratique de la "titrisation". En contrepartie du risque élevé lié à ces produits financiers, en les rachetant, les grands investisseurs que sont les banques, les fonds d'investissements et autres fonds de pension espéraient pouvoir bénéficier d’un rendement élevé.
 
3. RETOURNEMENT DE SITUATION SUR LE MARCHE IMMOBILIER AUX USA
 
Dès le début 2006, les taux d'intérêt aux États-Unis n’ont cessé de croître alors que le marché immobilier s'essoufflait. Conséquence fatale : des milliers de ménages se sont retrouvés incapables de rembourser leurs emprunts hypothécaires (à taux variable), suite à ces hausses continues des taux. Pour la plupart des institutions bancaires et financières (de crédits), cela s'est traduit par des pertes considérables. En bout de chaîne, les ménages ou les particuliers qui avaient acheté des obligations liées à des prêts ‘subprimes’ ont vu la valeur de leurs investissements s'effondrer.
 
4. CRISE DE CONFIANCE A L’EGARD DES MARCHES FINANCIERS ET IMMOBILIERS
 
Les titres obligataires émis en conséquence de ces mauvais crédits (immobiliers) ont été achetés un peu partout dans le monde, sans trop savoir où les risques se sont répartis. Et tous les jours, pas seulement aux Etats-Unis, il y a des banques qui finissent par faire leurs calculs et qui découvrent qu’au final, elles ont perdu des montants colossaux dans l’aventure. D'où une grave crise de confiance à l’égard du secteur tant financier qu’immobilier.
 
Depuis plusieurs mois déjà, cette crise financière fait chuter les Bourses et sclérose le marché interbancaire (international), au travers duquel les institutions bancaires et financières se prêtent des capitaux entre elles. Depuis lors, gagnées par la méfiance, ces dernières ne se prêtent presque plus de fonds (à risque ou non), parce qu’elles ne savent pas quelle est (sera) l'ampleur des pertes des institutions concurrentes.
 
 
 
LES INTERVENTIONS COORDONNEES DES BANQUES CENTRALES
 
Face à la quasi-paralysie du marché interbancaire, les principales banques centrales au Nord (la Fed aux USA, la Banque du Japon, la BCE, la Banque nationale suisse et la Banque d’Angleterre en Europe) sont intervenues massivement une première fois en août 2007, en injectant plusieurs centaines de milliards d'euros afin d’alimenter l’économie en liquidités. Il s’agit de leur première grande intervention coordonnée depuis le 11 septembre 2001.
 
Par ailleurs, en septembre 2007, la Réserve fédérale américaine (Fed) s’est employée à abaisser ses taux d'intérêt pour soulager à la fois le monde bancaire et financier aux USA et l'ensemble de l'économie américaine.
 
 
POURQUOI LA CRISE DURE-T-ELLE ?
 
Le montant de l'addition ne cesse de grimper, à mesure que la valeur des actifs liés au marché immobilier américain continue à baisser. Les mauvaises nouvelles en la matière n'en finissent pas de tomber : de très prestigieuses banques (aux Etats-Unis ou ailleurs) annoncent des pertes plus importantes que prévu et prennent les dispositions qui s’imposent pour mettre fin à l’hémorragie, avec pour conséquences majeures le licenciement de dizaines de milliers d’employés dans le secteur et le surendettement de plusieurs millions de familles aux USA ! Tandis que le marché interbancaire reste sous le contrôle étroit des banques centrales.
 
Les économistes estiment qu'il faudra attendre la fin du 1er semestre 2009 pour que le secteur financier retrouve davantage de stabilité et soit quelque peu assaini.
 
 
 
 
 
 
Stéphane Balthazar
 

   - Droit social
      - Aux marches du Palais
         1.666 euros comme prime de crise pour les ouvriers licenciés  
         Banksys-Atos: le fisc n'a pas tous les droits  
         Chasse aux chômeurs: autant savoir ce que l'on risque  
         Comment juger du salaire auquel a droit un mécanicien  
         Contrôle et certificat médical : le travailleur a des droits  
         De deux jobs à aucun: un employeur condamné pour abus de droit  
         Discriminations: deux condamnations exemplaires en France  
         Dumping social: un avis partagé de la Cour européenne de Justice  
         Elections sociales: la protection s'applique aux non-élus successifs  
         Entreprise reprise, nouveau contrat: prudence!  
         Etre soupçonné de vol n'équivaut pas à être un voleur  
         Etre une femme salariée, c'est pas si facile  
         Exiger un préavis peut être un abus de droit  
         Faute grave : une question d’appréciation  
         Force majeure: l'employeur ne peut pas faire n'importe quoi  
         Harcèlement: une condamnation qui ne fait pas injure à la Justice  
         Indemnité complémentaire de préavis et faute grave  
         La Cour européenne de Justice malmène les droits sociaux  
         La signification d'une décision judiciaire fixant une astreinte  
         L'abnégation de l'employeur peut lui coûter cher  
         L'abus nuit en tout, mais pas toujours au licenciement  
         L'alcool, non! Une convention collective, oui!  
         Le crédit-temps n'empêche pas le licenciement  
         Le licenciement est abusif s'il n'est pas fondé sur des faits objectifs  
         Le respect de la vie privée du travailleur est une obligation de l'employeur  
         Les absents au travail n'ont pas toujours tort  
         Les intérimaires sont des travailleurs presque comme les autres  
         Licenciement d'une femme enceinte: restructurer ne suffit pas  
         On ne doit pas tout dire son employeur  
         Ouvrier-Employé: un arrêt important de la Cour Constitutionnelle  
         Pas d'ancienneté pendant la formation en entreprise  
         Peut-on avoir une activité accessoire pendant une période d'incapacité?  
         Piquets de grève et astreintes: un recours peut être utile  
         Prescription contractuelle et délictuelle  
         Quand le patron se trompe de cible  
         Quand les employeurs prennent les travailleurs en grippe...  
         Quelle rémunération pour les gardes dormantes?  
         Rémunération : les intérêts de retard sont dus sur le « brut »  
         Suicide à l'entreprise: Renault condamnée pour faute inexcusable  
         Surveillance vidéo: zoom sur la CCT 68  
         Un délégué licencié illégalement par Arcelor Tailored Blank Liege  
         Une plainte pour harcèlement n'empêche pas tout licenciement  
      - Chiffres
         Indices des prix à la consommation  
         Les salaires de base dans la métallurgie  
      - Contrat de travail
         Bénévolat: quelques règles pour le défraiement  
         Droits et obligations  
         La clause d'essai  
         Le contrat de travail à durée déterminée  
         Le contrat de travail de remplacement  
         Le contrat de travail intérimaire  
         Le contrat de travail temporaire  
         Le contrat de travail, c'est quoi?  
         Le contrat pour un travail défini  
      - Crédit-temps, diminution de carrière, mi-temps
         a) La convention collective  
         b) Crédit-temps et négociations sectorielles  
         c) Conditions et modalités d'octroi  
         d) Le crédit-temps  
         e) Diminution de carrière d'1/5e   
         f) Les travailleurs de plus de 50 ans  
         g) Les mesures transitoires  
         h) Le congé parental  
         i) Soins pour proches gravement malades  
         j) Les soins palliatifs  
         La flexibilité au travail  
         Le congé éducation payé  
      - Elections sociales
         De la protection d'un suppléant  
         Et quand il n'y a pas de CPPT?  
         Janvier, un mois à ne pas négliger  
         Les fils de décembre nous reviennent en mai  
      - Licenciement
         Essai employé  
         Essai ouvrier  
         La grille Claeys  
         Le contrat à durée déterminée (CDD)  
         Le licenciement collectif  
         Le licenciement collectif (indemnités)  
         Le licenciement individuel (employé)  
         Le licenciement individuel (ouvrier)  
         Le licenciement multiple  
         Le licenciement pour faute grave  
         Les travailleurs protégés  
         Les travailleurs protégés (DS, CPPT, CE)  
      - Remboursement des frais de transport
         Minimum légal  
         Ouvriers métallos  
         Trajet domicile-travail en train: part patronale  
      - Restructuration d'entreprise
         Check-list européen  
      - Sécurité sociale
         Indemnités maladies et invalidité  
         Les allocations familiales  
      - Vie en entreprise
         Violence ou harcèlement moral ou sexuel au travail  
   - Economie
        
        
      Les régimes de pension  
      - Divers
      - Organismes internationaux
         L’OCDE  
         L’Organisation mondiale du commerce (OMC)  
         La Banque centrale européenne (BCE)  
         La politique européenne de la concurrence  
         Le FMI (Fonds monétaire International)  
         Le fonds européen d'ajustement à la mondialisation  
         L'Organisation internationale du travail (OIT)  
      - Organismes nationaux
         La Banque Nationale de Belgique (BNB)  
         Le Bureau fédéral du plan  
      - Termes économiques
         La récession  
         Le chômage économique  
         Le commerce équitable  
         Le dumping social  
         Le Produit intérieur brut (PIB)  
         L'Ebitda (Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization)  
         Les intérêts notionnels  
         Les offres publiques (OPA, OPE, ...)  
         Les pays émergents  
         Mondialisation et globalisation  

 

Copyright © 2002 @beris.com
Telephone : +32 (0)4 349 07 05